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Législatives, 7è et 8è circos du Nord : soutien à A.Verspieren et C.Osson

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Législatives, 7è et 8è circos du Nord : soutien à A.Verspieren et C.Osson

Les résultats du premier tour des élections législatives confirment le chamboulement de la vie politique française, qui fut amorcé par la création d’En Marche ! et l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République. C’est une évidence au niveau national. C’est aussi une évidence au niveau local. Les initiatives personnelles, dictées par les égos plus que par l’analyse du paysage politique ou la défense d’un projet crédible et différenciant, sont illisibles et ont été sanctionnées, reléguées à des candidatures de témoignage. Les Roubaisiens, sur la 7ème comme sur la 8ème circonscription, ont signifié qu’ils souhaitent donner au gouvernement d’Emmanuel Macron les moyens de mettre en œuvre sa politique. J’ai une pensée pour Francis Vercamer, dont personne ne peut nier qu’il fait le job à l’Assemblée Nationale, et je trouve ses 8,7% sur Roubaix injustes. Mais ils sanctionnent le fait que, pour nombre de Roubaisiens, il est maire d’Hem bien avant d’être député de Roubaix. Il me paraitrait extrêmement pertinent qu’Arnaud Verspieren soit élu sur la 7ème circonscription, et je lui apporte tout mon soutien. Arnaud connait parfaitement le terrain roubaisien. Il est conseiller municipal de Roubaix et donc en prise directe avec les principaux enjeux de la ville. La perspective de sa victoire, et de celle de Catherine Osson, est une formidable opportunité pour Roubaix. La ville a la chance de pouvoir être représentée par 2 députés issus de la majorité présidentielle. Alimentés par leur connaissance des enjeux locaux, ils seront à même d’influer sur les leviers législatif et exécutif afin d’accélérer la transformation de Roubaix. Pour Roubaix, je soutiens sans ambiguïté Arnaud Verspieren et Catherine...

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Dimanche, avec enthousiasme, je voterai pour Emmanuel Macron

Posted by on 10:22 in Politique nationale | Commentaires fermés sur Dimanche, avec enthousiasme, je voterai pour Emmanuel Macron

Dimanche, avec enthousiasme, je voterai pour Emmanuel Macron

Le 14 avril 2016, une semaine après le lancement du mouvement, j’adhérais à En Marche ! Nous étions à l’époque quelques milliers. Un an après, presque jour pour jour, nous sommes plus de 250 000 et jamais je n’ai eu de raison de regretter mon choix. Oh, je ne suis pas béat. Je vois les zones d’ombre du programme d’Emmanuel Macron. Je vois ceux, sur le terrain ou en coulisses, qui sont déjà dans le coup d’après. Je me souviens aussi que déjà, il y a quelques années, certains voulaient faire de la politique autrement, même réveiller la politique. J’en faisais partie. Et quel est leur message maintenant ? Qu’ont-ils fait, à part réveiller les ambitions de quelques-uns ? Je ne suis ni aveugle, ni stupide. Je sais que parmi les 250 000 marcheurs se côtoient vraisemblablement l’excellence la plus désintéressée et la médiocrité la plus calculatrice. Mais je vois surtout un homme qui a su faire se lever un formidable espoir, et je voterai sans aucune hésitation pour Emmanuel Macron. Il est le seul qui nous parle de demain avec optimisme, qui nous parle de notre avenir et nous dit qu’il peut être beau. Le seul qui envisage une France ouverte, sûre d’elle, de ses atouts, de ses valeurs et de ses citoyens. Le seul qui ne nie pas les difficultés, mais qui affirme clairement que les résoudre dépend principalement de nous, qui ne se cache pas derrière la prétention que tout irait mieux s’il y avait en France moins de Chinois, d’Allemands, de Polonais ou d’Arabes. Le seul qui affirme clairement que tous ceux qui nous promettent que la France irait mieux avec moins d’Europe mous mentent. Le seul qui ne passe pas son temps à nous raconter comme c’était mieux hier, ou même avant-hier, au temps de leur premier mandat électif. Je vois aussi un homme qui assume pleinement le fait qu’on ne juge pas une idée sur la base de l’étiquette politique qu’elle porte autour du cou. Emmanuel Macron est le seul qui a compris que le clivage politique traditionnel est mort, et qui en tire les conséquences. Le clivage n’est plus entre la gauche et la droite. Il est entre conservateurs et progressistes. Entre les tenants d’un monde ouvert et ceux d’Etats rabougris, renfrognés, renfermés sur eux-mêmes. Entre ceux qui font confiance à l’esprit d’entreprise de leurs concitoyens et ceux pour qui l’Etat doit intervenir en tout. Enfin, Emmanuel Macron est le seul qui garantisse le renouvellement que nous attendons tous. Dans quelques jours, il présentera 577 candidats aux élections législatives. Ces citoyens, dont le rôle sera de voter la loi et contrôler l’action du gouvernement, compteront autant de femmes que d’hommes, autant de novices en politique que d’élus aguerris. Alors, parcequ’il est temps que les politiques fassent confiance aux Français s’ils veulent que cette confiance soit réciproque, je voterai, non par défaut, mais positivement et par conviction, pour qu’Emmanuel Macron soit notre prochain président de la...

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Oui, c’est l’heure de vérité

Posted by on 2:21 in Politique locale, Politique nationale | Commentaires fermés sur Oui, c’est l’heure de vérité

Oui, c’est l’heure de vérité

En Marche ! intrigue. En Marche ! interroge. En Marche ! interpelle. Parce que le mouvement ne rentre pas dans les cases, parce qu’il casse certains codes imposés par les partis traditionnels. Emmanuel Macron n’est pas le premier à comprendre que les partis, tels qu’ils s’organisent aujourd’hui, sont morts. Mais il est le premier à réussir à créer une réelle alternative, et à l’imposer dans le paysage politique comme une évidence incontournable. Oui, En Marche ! repose sur des intuitions géniales, comme le souligne Youenn Martin dans Nord Eclair, telle celle de permettre à n’importe qui de créer son comité local, de laisser le temps au temps, de voir quels comités prospèrent, lesquels ne décollent pas, avant d’opérer un nettoyage. Comment pourrait-il en être autrement dans un nouveau mouvement ? Aurait-il fallu qu’Emmanuel Macron et son équipe tirent un chef du chapeau, placent leurs amis, imposent les élus locaux, bref, fassent de la vieille politique ? Autre intuition géniale, celle d’affirmer, clairement, qu’En Marche ! proposera 50% de candidats issus de la société civile aux législatives, et 50% de femmes dans les circonscriptions dites « gagnables ». Youenn Martin s’interroge sur la fraicheur du mouvement ? Mais elle est là ! Certes, cela passe par assumer le fait que ce soit « le chef » qui désigne les candidats, et non pas les militants. Mais c’est nécessaire afin d’assurer, justement, cet équilibre national. C’est nécessaire, aussi, afin de s’assurer que les réfugiés politiques de gauche comme de droite n’arrivent pas avec leurs hordes de suiveurs, en ayant pour seul but de gagner le vote militant pour une investiture. Oui, nous accueillons ceux, et de droite, et de gauche, qui se reconnaissent dans la vision portée par Emmanuel Macron. Nous les accueillons sans arrière-pensée, avec bienveillance et exigence. L’exigence, en particulier, de contribuer au collectif, à l’animation des comités et de la campagne, aux discussions sur le fond du programme et sur la forme de la campagne. Et juste un mot pour conclure. Je me suis trop gaussé des sarkolâtres, j’ai trop ironisé sur les apparatchiks socialistes tellement dépendants de la bonne volonté d’un élu pour survivre qu’ils en oubliaient de réfléchir, pour tomber dans les mêmes travers. Je ne suis et ne serai jamais béat devant Emmanuel Macron. Je suis circonspect sur sa proposition de pass culture. Je pense qu’il fait erreur sur Notre-Dame-des-Landes. Je serai peut-être en désaccord sur d’autres sujets. Mais il est le seul capable de proposer, plus qu’un programme, une vision commune et partagée de la...

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Réduction des déchets : une urgence sociale

Posted by on 9:37 in Cadre de vie, Citoyenneté, Politique locale | Commentaires fermés sur Réduction des déchets : une urgence sociale

Réduction des déchets : une urgence sociale

Dans son Point de Vue dans Nord Eclair d’hier, Youenn Martin qualifiait l’ambition 0 déchet de Roubaix de « mesure sociale ». Je partage pleinement son avis. Dans mon intervention en conseil métropolitain vendredi 2 décembre, j’avais même été plus loin en la qualifiant d’urgence sociale. Voici ci-dessous le texte de mon intervention. M. le Président, Mmes et MM. les vice-présidents, mes chers collègues, l’année dernière, l’astrophysicien et écologiste Hubert Reeves venait inaugurer le jardin d’une école à Roubaix. Les enfants, très fiers de lui faire visiter leur oasis de biodiversité en plein centre-ville, lui ont demandé pourquoi il était important qu’eux prennent soin de leur environnement alors qu’il leur semblait qu’autour d’eux, si peu de personnes s’en souciaient. Hubert Reeves leur a raconté la légende du colibri. Dans la forêt amazonienne, un incendie s’est déclaré. Le colibri fait des allers-retours incessants entre la rivière et le feu, pour déposer avec son bec quelques gouttes d’eau sur les flammes. Les animaux de la jungle regardent ce manège et se moquent de lui. Comment, c’est toi, petit oiseau minuscule, qui prétends éteindre cet incendie immense ? Non, répond le colibri. Je ne prétends pas l’éteindre seul. Mais pendant que vous, vous regardez et commentez, moi, je fais ma part. Mes chers collègues, chaque Noël, on pourrait recouvrir entièrement les villes de Lille, Roubaix, Tourcoing et Wattrelos avec le papier cadeau mis à la poubelle par les Français. Toutes les 2 heures, on pourrait remplir le stade Pierre Mauroy avec les déchets produits en France pendant ces 2 heures. Alors non, ce plan de prévention des déchets ne va pas tout régler à lui tout seul. Mais oui, il est grand temps que notre métropole fasse sa part. Ce n’est pas une lubie de bobo qui va acheter ses œufs frais avec son panier en osier. C’est une urgence environnementale, bien sûr, mais aussi une urgence économique et une urgence sociale. Une urgence environnementale parce que depuis 40 ans la quantité de déchets émise par chaque Français a doublé. Au rythme actuel, elle doublera encore dans les 25 ans qui viennent. Le 8 août dernier, nous avons fini de consommer nos ressources naturelles de l’année, et commencé à entamer notre crédit de l’année prochaine. L’année dernière, le point de bascule s’était opéré le 13 août. En 2014, le 19 août. En 2000, il tombait le 1er octobre. Il faut maintenant 1,7 France pour subvenir aux besoins des Français. Une urgence économique parce que, dans notre région berceau Français de la 3è révolution industrielle, nous nous devons de montrer que la réduction des déchets ce n’est pas de l’écologie punitive, que l’économie circulaire et l’économie de la fonctionnalité ne sont pas que des concepts portés par des politiques déconnectés, mais qu’ils sont porteurs d’emplois, créateurs de richesses et de développement économique. Une urgence sociale enfin. Dans notre métropole, le revenu médian par unité de consommation est à peine supérieur à 19000 euros, c’est 1000 euros par an de moins que la médiane française. Dans notre métropole plus qu’ailleurs, permettre aux ménages de faire des économies est une nécessité. Les inciter à boire l’eau du robinet plutôt que de l’eau en bouteilles, c’est permettre 1000 euros d’économie par an pour une famille. Acheter des produits en vrac ou peu emballés, c’est 15 euros d’économie par...

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Parce qu’il ne suffit pas d’ouvrir les yeux

Posted by on 9:59 in Cadre de vie, Politique locale | Commentaires fermés sur Parce qu’il ne suffit pas d’ouvrir les yeux

Parce qu’il ne suffit pas d’ouvrir les yeux

Il suffirait d’ouvrir les yeux, apparemment, pour voir l’inefficacité du service Vivacité de la ville de Roubaix. Peut-être. Personnellement, n’étant pas doué du don de vision universelle, pour commenter un sujet aussi sérieux et complexe, je préfère me baser sur des faits. Service de la Ville destiné à recevoir les signalements de dysfonctionnements ou d’atteintes au cadre de vie, Vivacité a bénéficié depuis 2 ans d’évolutions majeures. D’une part, la communication sur l’existence de ce service, qui avait été largement abandonnée, a été renforcée. D’autre part, les moyens de saisir cette équipe ont été élargis. La saisie en ligne via le site web de la mairie a été simplifiée, et nous avons introduit une application mobile, en 2015. Cette appli est d’ailleurs, depuis le 2è trimestre 2016, le premier moyen de signalement utilisé par les roubaisiens. En pratique, ces efforts ont permis d’augmenter le nombre de signalements reçus par la plateforme Vivacité, d’environ 10000 en 2014 à 12000 en 2015, et 2016 devrait avoisiner les 15000 signalements. Les signalements du public concernant la propreté urbaine peuvent être divisés en 2 groupes : Manque de propreté générale d’une rue ou d’un trottoir d’une part, Signalement d’un dépôt sauvage d’autre part Les signalements concernant la propreté générale étaient au nombre de 1718 en 2014, 1421 en 2015, et, au rythme actuel, seront de l’ordre de 670 en 2016. Ceci valide les efforts budgétaires et de réorganisation faits par la ville lors des 2 dernières années. A l’inverse, les signalements de dépôts sauvages augmentent après une pause en 2015 : de 5911 en 2014, ils étaient 3920 en 2015, et seront vraisemblablement au-delà de 6000 cette année. Clairement, ceci n’est pas satisfaisant. Les raisons de cet accroissement sont multiples. D’une part, le passage au ramassage des encombrants sur rendez-vous n’a pas été suffisamment expliqué et accompagné sur le terrain par la MEL. D’autre part, l’effet des plus de 1000 PV dressés ces 12 derniers mois, et des plus de 100 procès gagnés au tribunal, ne se fait pas encore sentir : le sentiment d’impunité persiste toujours trop. Par ailleurs, le rythme de renouvellement de la population dans certains quartiers est tel que les 4 ambassadeurs de propreté, dont le rôle est d’éduquer, informer, sensibiliser, ne parviennent pas toujours à suivre le rythme. Alors, oui les dépôts sauvages persistent en ville, et il n’est pas question de le nier. Mais oui, aussi, nous investissons plus que jamais par le passé dans le nettoiement, la répression, et la sensibilisation. Et oui, nous demandons à la MEL de prendre ses responsabilités sur ce phénomène qui est de sa compétence, et étudions des solutions communes. Au final, quoi qu’en pensent, et surtout qu’en disent certains, je refuse de pointer du doigt les agents de la ville en général, et du service Vivacité en particulier, qui sont sous une pression permanente. Je refuse de les tenir pour responsables du manque de civisme d’une minorité de roubaisiens...

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Pourquoi je rejoins La Transition

Posted by on 5:14 in Politique locale, Politique nationale | Commentaires fermés sur Pourquoi je rejoins La Transition

Pourquoi je rejoins La Transition

  En 2011, j’ai pris ma carte dans un parti politique. J’ai rejoint le Nouveau Centre, parce que je ne voulais ni de Nicolas Sarkozy ni de François Hollande. Ironie du sort, j’ai fini par voter Sarkozy, et j’ai eu Hollande. Était-ce si grave finalement ? Quand on est social-libéral, on est de toute façon condamné à errer entre le conservatisme de gauche et le conservatisme de droite. Condamné à expliquer si on est plutôt « social » ou plutôt « libéral ». Donc de gauche, ou de droite (comme si la droite était libérale…). Je m’y refuse. Je refuse de me positionner au nom d’idéologies qui ne sont plus que des postures responsables de 40 ans de désastres sociaux et économiques. Ni la droite ni la gauche ne méritent l’allégeance absurde qu’on leur fait, aucune d’elles n’ayant montré quelque aptitude que ce soit à régler les problèmes du présent, et encore moins à anticiper ceux de demain. La gauche ? Belle affaire. Elle a tour à tour abandonné les ouvriers, les ruraux, les « majorités », la laïcité, pour se focaliser sur les urbains, les CSP+, les minorités. Que reste-t-il d’elle ? Et que reste-t-il de la droite, qui a abandonné à sa frange extrême l’idée de Nation, qui n’ose plus parler de responsabilité individuelle, et qui parle d’autorité tout en en ayant démantelé les bases. Pourquoi faudrait-il se revendiquer de gauche ou de droite quand l’une comme l’autre ont remplacé l’idéologie par l’allégeance aux sondages et la soumission aux lobbies ? Les partis sont morts, et le roi est nu, mais personne ne l’avouera. Et pourtant, il y a urgence à regarder la vérité en face. En France, 6,5 de millions de personnes sont inscrites à Pôle Emploi. 35,8 % de la population en âge de travailler est sans emploi. 6 artisans/commerçants disparaissent chaque heure. 1 agriculteur se suicide tous les 2 jours. 3 Français sur 4 veulent que ça change et pourtant rien ne bouge. La France est bloquée. Seule la société civile peut assurer l’indispensable transformation du pays.   L’heure de La Transition est venue. La Transition prône un nouveau partage démocratique, économique et social, qui sera mis en place par un Président, issu de la société civile, s’engageant à effectuer un seul mandat. Tout reste à écrire, tout reste à faire. La Transition est un mouvement politique « uberisé ». Pas de parti qui dicte la ligne. Pas de chef qui doive flatter son électorat naturel ou des lobbies. Du bon sens des milliers de participants naîtra un projet pour donner corps à ce nouveau partage. La Transition appartient à tous les Français, à tous ceux qui décident qu’ils veulent faire partie de la solution. Je vous invite d’ailleurs à nous rejoindre pour commencer à réfléchir ensemble à quelle démocratie nous voulons, pour quelle société : jeudi 31 mars à 20h, au Café Citoyen, 7 place du vieux marché aux chevaux, à Lille. Inscriptions ici : http://doodle.com/poll/pw597gpna7ni3z66   La Transition n’est pas un nouveau parti politique, c’est un sursaut....

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La légende du colibri

Posted by on 11:58 in Citoyenneté, Politique locale, Politique nationale | Commentaires fermés sur La légende du colibri

La légende du colibri

  Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »   Il a fallu l’image d’un petit garçon noyé sur une plage de Turquie pour que le drame des réfugiés prenne corps et s’impose dans la politique européenne et nationale. Immédiatement ont commencé les gesticulations des uns et des autres, se pressant sur les réseaux sociaux pour être les premiers à condamner ceci, exiger cela, 140 signes n’étant pas bien cher payé pour se donner bonne conscience. J’envie tous ceux qui peuvent déclarer péremptoirement et avec certitude que l’Europe devrait faire ceci, que la France devrait faire cela, et que les maires en général et celui de Roubaix en particulier devraient faire autre chose encore. A titre personnel je ne peux que reconnaitre que ce drame me dépasse, et, quand même, rappeler quelques faits et poser quelques questions. Dans nos régions, il y a 100 ans, nos arrière-grands-parents accueillaient en héros les Belges exilés qui fuyaient devant les armées de Guillaume II. Il y a moins longtemps encore, nombre de nos propres parents et grands-parents ont rejoint les 8 à 10 millions d’exodiens Français, Belges, Néerlandais ou Luxembourgeois qui marchaient vers le sud de la France. Que s’est-il passé dans notre pays pour que nous ayons la mémoire si courte ? Alors, bien sûr, il appartient à l’Etat à la fois de faire ce qu’il peut pour faire cesser les atrocités, et de fournir un cadre volontariste pour l’accueil des réfugiés. Et pour autant, l’Etat peut-il tout, alors qu’il existe déjà en France 700 000 SDF, auxquels s’ajoutent 2 800 000 mal-logés ? Est-il raisonnable de demander, d’exiger même, sous couvert de l’impunité que donne la certitude qu’on n’aura pas à s’y coller soi-même, qu’une ville organise l’accueil de réfugiés, quand elle recense déjà des milliers d’habitants souffrant de l’insalubrité de leur logement et des centaines des Roms vivant dans des conditions ignobles ? Cependant, une ville n’a-t-elle pas un rôle de catalyseur à jouer afin d’impulser une dynamique et fédérer les bonnes volontés ? Alors, que ceux qui peuvent aider, à quelque niveau que ce soit, aident, comme certains le font déjà, discrètement, sans attendre d’autre récompense que celle de savoir qu’ils font leur part. Et que les autres, tous les autres, s’abstiennent de tourner un drame humain en terrain de jeu de leurs ambitions politiques....

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le Centre au révélateur du Doubs

Posted by on 8:53 in Citoyenneté, Politique locale, Politique nationale | Commentaires fermés sur le Centre au révélateur du Doubs

L’élection législative partielle de la 4e circonscription du Doubs, dont le deuxième tour se tiendra demain, a acquis un retentissement national suite à l’élimination du candidat UMP et la qualification des candidats FN et PS. L’attention a été focalisée en début de semaine sur les consignes de vote données par l’UMP, qui se traduisent finalement par un refus de choisir entre les deux candidats. Ce scenario nous intéresse, nous Nord-pas-de-Calais-Picardistes, car il est raisonnable de penser qu’il pourrait se reproduire lors des élections régionales qui se tiendront à la fin de l’année. Le PS est un sortant mal en point, alors que le FN sort renforcé des dernières échéances. Or il se trouve que le candidat de l’UMP, Xavier Bertrand, est membre du bureau de l’UMP et est l’un des supporters du « ni-ni ». Je comprends le point de vue qui consiste a dire « aucun de ces candidats ne représente mes valeurs, donc je n’ai pas à faire de choix ». Je comprends, aussi, l’argument que les électeurs ne sont pas du bétail, qu’ils sont doués de libre-arbitre, qu’ils sont peu réceptifs aux consignes de vote et que chacun, en conscience, fera son choix. Mais un des candidats dans le Doubs est le candidat de la haine, de l’exclusion, de la démagogie et du repli sur soi. En tant que centriste, je ne peux envisager qu’aucune des voix de ma famille politique se porte sur ce candidat. Jean-Christophe Lagarde a été très clair à ce sujet, et je l’en remercie. Cela nous pose donc, à nous centristes, un réel problème. Monsieur Bertrand souhaite conduire une liste de la droite et du centre aux prochaines élections régionales. Mais son refus de s’opposer clairement à l’extrême-droite le disqualifie, pour moi, d’entrée. Si la politique n’est pas une question de sièges, de postes et de mandats mais bien une question d’idées, si l’UDI veut montrer qu’il n’est pas le serviteur servile de l’UMP, si le centre veut être conquérant, il devra affirmer haut et fort qu’il ne peut pas être représenté par quelqu’un qui refuse de différencier le FN et le PS. Jean-Louis, réveille-toi, ils sont devenus...

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Je suis Charlie

Posted by on 3:57 in Citoyenneté, Intégration, Politique locale, Politique nationale | Commentaires fermés sur Je suis Charlie

Je suis Charlie

Je n’avais pas prévu de rouvrir ce blog en 2015 pour commenter des événements aussi tragiques que ceux qui se sont déroulés dans les locaux de Charlie Hebdo aujourd’hui. Je n’ai jamais été un grand fan de ce magazine. J’avais fait part dans ce blog de mon questionnement sur sa manière d’aborder certains sujets et sur l’agressivité de sa ligne éditoriale. Mais évidemment rien ne justifie cet attentat contre ce journal, contre la liberté d’expression et contre la République. Tous les républicains, quelles que soient leurs opinions politiques ou religieuses, ne peuvent qu’être horrifiés par ces actes barbares et les condamner dans les termes les plus fermes.    ...

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Et donc l’Europe me paie un arbre…

Posted by on 10:17 in Cadre de vie, Politique locale | Commentaires fermés sur Et donc l’Europe me paie un arbre…

Et donc l’Europe me paie un arbre…

  Dans mon billet du 26mai, j’écrivais «  je n’oublierai pas, moi, que si un jour on peut commencer les travaux du parc Barbieux ce sera sûrement parce que l’Europe aura largement contribué à les financer.” Et bien c’est chose faite, depuis vendredi dernier. Ce même jour, le conseil de communauté a finalement voté la subvention tant attendue, en particulier après l’Arlésienne de la vraie-fausse subvention promise par Martine Aubry, et j‘ai reçu la notification que le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) avait approuvé la demande de subvention déposée cet été. C’est donc officiel, les travaux de rénovation du parc Barbieux commenceront début décembre, la ville mettant au budget 2015 le reste des fonds necessaires. Les semaines qui viennent seront occupées à notifier les entreprises gagnantes des appels d’offres, à planifier dans le détail le déroulement du chantier et à arbitrer les dernières questions en suspens. J’aurai l’occasion de revenir, par le biais de medias plus institutionnels (à ce propos j’espère que vous avez tous lu et apprécié le premier numéro de RoubaiXXL,) sur le détail du programme, du phasage, des réunions d’information, etc, mais pour les curieux je peux révéler que la première phase, qui prendra un an, s’étendra de l’entrée du parc au niveau de la cité scolaire Baudelaire jusqu’à l’avenue du Peuple Belge. Elle comprendra entre autres la réfection de la voirie (avenue Le Notre et allées du parc), du mobilier urbain (bancs, lampadaires, poubelles), des cours d’eau, et la création d’une aire de jeu supplémentaire. Après tant d’années d’attente, je suis heureux de pouvoir commencer enfin la transformation de ce parc emblématique si cher au cœur des...

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