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Propreté urbaine : un point d’étape

Posted by on 7:31 in Cadre de vie, Politique locale | Commentaires fermés sur Propreté urbaine : un point d’étape

J’ai eu l’occasion, mardi dernier, de faire un point sur la propreté de la ville avec 180 acteurs économiques réunis en mairie de Roubaix. Il me parait utile de partager le bilan et les perspectives dressés à cette occasion. La ville est-elle propre? Assurément non, et il serait ridicule de prétendre le contraire. Sommes-nous en train de mettre en place les éléments qui nous permettront de remplir nos promesses? Oui, 100 fois oui. L’équipe municipale s’est engagée sur un principe simple : pas d’inégalité entre les quartiers face a la propreté, et un nettoyage régulier de toutes les rues, dans tous les quartiers. Évidemment, ce n’est pas le cas actuellement. Au désinvestissement chronique (dépenses de propreté urbaine de 4,3M€ en 2010, 4,1M€ en 2011, 3,9M€ en 2012 et 2013) s’ajoutent des difficultés ponctuelles. Le nettoiement des trottoirs est effectué par ICEO, une association d’insertion, titulaire d’un marché d’insertion courant jusque fin décembre 2014. J’ai décidé au mois de juin de ne pas renouveler ce marché après 2014, pour deux raisons : – la saleté de la ville est telle qu’elle justifie une remise a plat complète de l’organisation, des missions, et des moyens de la direction de la propreté urbaine. Il faut des solutions nouvelles, et reconduire le même contrat avec ICEO n’aurait eu aucun sens ; – les résultats d’ICEO en matière d’insertion sont insuffisants. Après plusieurs années, plusieurs centaines de contrats d’insertion, et plusieurs millions d’euros d’argent public investis, personne ne peut se satisfaire d’un nombre de sorties a l’emploi qui se compte sur les doigts d’une main. La non reconduction du contrat d’ICEO a pour effet une diminution forte des effectifs présents sur le terrain. Les effectifs théoriques d’après le contrat auraient du être 180. En réalité, entre janvier et juin, le nombre réel était autour de 100. Depuis le début du mois de septembre, ce sont seulement 50 à 60 agents qui sont présents, avec des conséquences sur la propreté visibles par tous. Bien entendu, nous nous engageons activement pour trouver des solutions : 1. A partir de lundi, nous expérimenterons une organisation en « coordination », où les personnels d’ICEO et les moyens techniques de la ville (laveuses, balayeuses, …) seront concentrés sur un quartier pendant une journée afin de nettoyer ce quartier de fond en comble, avant de passer au quartier suivant le lendemain; 2. Une commande a été passée à Esterra pour, dès la semaine prochaine, effectuer deux tournées de ramassage des dépôts sauvages par semaine au lieu d’une seule actuellement; 3. A partir de la fin de la semaine, le ramassage des corbeilles à papier dans les rues sera effectué par une autre association d’insertion; 4. La campagne de ramassage des feuilles d’arbres, programmée comme tous les ans du 15 octobre au 15 janvier, sera confiée à un prestataire extérieur. A ces mesures tactiques et ponctuelles s’ajoute, comme je l’ai mentionné,la réflexion sur l’organisation opérationnelle de la propreté urbaine. Cette réflexion aboutira, dès la deuxième semaine d’octobre, sur une nouvelle proposition d’organisation, qui sera ensuite discutée avec les services de la ville pour mise en place dès que possible. En parallèle, par le biais du processus budgétaire qui s’est déjà engagé pour 2015, je m’assurerai que la baisse des crédits qui se poursuit depuis 2010 soit stoppée, et qu’au contraire, un effort budgétaire conséquent soit fait....

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Mon Quartier au Sens Propre

Posted by on 4:06 in Cadre de vie, Citoyenneté, Education, Politique locale | Commentaires fermés sur Mon Quartier au Sens Propre

Mon Quartier au Sens Propre

Mon Quartier au Sens Propre La propreté, c’est l’affaire de tous.   Avec des agents du service Propreté Urbaine, j’ai tenu hier à l’école Lakanal une réunion d’information sur l’opération Mon Quartier Au Sens Propre, dont la première édition test se tiendra le 10 juillet. En présence des représentants des associations des quartiers Ouest, j’ai rappelé les actions entreprises depuis 2 mois afin de gagner le défi de la propreté dans notre ville : –          La pose de 200 poubelles supplémentaires dans nos rues d’ici fin juillet –          La réorganisation de l’équipe de police du cadre de vie, et l’assermentation de 10 agents supplémentaires, afin de multiplier par 2, au minimum, les PV dressés aux auteurs de dépôts sauvages –          La demande d’autorisation à l’Officier du Ministère Public d’utilisation des images de video surveillance aux fins de verbalisation –          Le recrutement de 5 personnes avec pour mission d’aller au contact de la population, en porte à porte, dans les écoles, et sur des événements spécifiques, afin de rappeler les principes de base du respect du cadre de vie, et de traiter sur le fond les problèmes spécifiques à certaines zones –          Le lancement d’un audit interne et externe qui nous permettra, dès cet automne, de formuler une nouvelle stratégie de propreté urbaine. J’ai aussi rappelé que la propreté est l’affaire de tous, ce qui est la base de l’opération Mon Quartier au Sens Propre du 10 juillet. Ce jour, à partir de 3 points de ralliement dans les quartiers Ouest, nous formerons des équipes de volontaires, assistés par les personnels et matériels de la Propreté Urbaine et d’ICEO, pour nettoyer de fond en comble nos quartiers. Des ateliers d’information et ludiques se tiendront place Roussel, qui sera aussi le point de ralliement de tous les déchets collectés. Centres de loisirs, comités de quartier, associations, clubs sportifs, commerçants, habitants, élus, de 7 à 77 ans, j’espère la plus forte mobilisation possible pour que nous puissions être fiers de la propreté de notre ville. De plus amples informations seront communiquées par voie d’affichage, de tracts, de porte à porte, via RbxMag, et par la Mairie de Quartier Ouest dans les semaines à venir....

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Hé, l’Europe, tu me paies un arbre?

Posted by on 3:42 in Cadre de vie, Politique locale, Politique nationale | Commentaires fermés sur Hé, l’Europe, tu me paies un arbre?

Hé, l’Europe, tu me paies un arbre?

Le résultat des élections européennes marque un double rejet de l’Europe. Un rejet de l’Europe telle qu’elle est, et un rejet de l’Europe telle qu’elle est perçue. Qu’il ait été prévisible ne le rend pas moins consternant. Je suis un fervent pro-européen. Mais l’Europe telle qu’elle est me frustre. En s’occupant de tout, elle ne s’occupe de rien. Quand elle se mêle de la contenance de nos chasses d’eau ou de la ventilation de nos immeubles de bureaux, elle faillit à sa mission. L’Europe doit redevenir cet outil qui permet de faire à plusieurs ce qu’on ne peut faire seul : lancer une politique de recherche ambitieuse, protéger notre modèle social, développer des filières industrielles d’avenir, développer une politique d’asile et d’immigration commune, engager la transition énergétique, assurer la solidarité entre nos régions… Voilà pour ce qu’elle est, ou devrait être. Mais même avec tous ses défauts, elle ne mérite pas le mépris avec lequel la majorité de la classe politique la traite. Elle ne mérite pas d’être le bouc émissaire de nos erreurs, pire, de nos renoncements nationaux. Elle ne mérite pas qu’on la blâme pour notre propre manque de courage. Depuis combien de temps les citoyens disent-ils qu’ils en ont assez que les politiques fonctionnent en vase clos ? que les partis semblent principalement servir leurs propres intérêts ? Depuis combien de temps les partis disent-ils qu’ils ont compris le message, qu’il faut (qu’il faut, hein, pas qu’ils vont…) tirer les enseignements des scrutins ? Combien de temps encore continuera-t-on  à envoyer aux élections les glorieux losers des scrutins précédents, ou les stars débarquées en catastrophe d’un exécutif, ou les chouchous des partis, parce qu’il y a des carrières à sauver, des factures à payer, des marmites à faire bouillir, et  qu’un mandat en CDD de 5 ou 6 ans c’est quand même plus pratique que de trouver un vrai  job ? A en croire les réactions hier soir, il est urgent de ne rien changer. Le porte-parole du gouvernement mettait en cause la faillite du sentiment républicain. La faute au peuple, quoi. Alain Juppé voyait lui la solution dans une énième recette de cuisine politicienne. Si on additionne le centre et la droite, c’est magique, le FN n’est pas premier. Ne changez rien, tout va bien se passer, on vous dit. La vie politique française est en état de décomposition, c’est une évidence. C’est au pied du mur qu’on reconnait le maçon. C’est en forgeant qu’on devient formidable.  Il reste une chance à François Hollande de terminer son mandat la tête haute, et c’est, pour une fois, de faire preuve de courage. La réforme territoriale et, en parallèle, une vaste réforme de la vie politique, est sa dernière cartouche. Il doit attaquer le mille-feuille territorial, pas à la marge, en bidouillant vaguement comme il sait si bien le faire, mais à la hache, et à marche forcée. Il doit réduire le nombre d’élus, et comme le Parlement ne le votera pas, parce que les dindes ne votent pas pour Noël, il doit soumettre un référendum ambitieux aux Français. Ceux qui voteront contre, par opposition systématique au gouvernement, mériteront leur destin. Pour les autres c’est, peut-être, l’ultime chance de réhabiliter la politique. Quoi qu’il en soit je n’oublierai pas, moi, que si un jour on peut commencer les travaux du parc Barbieux...

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Un petit peu d’humilité.

Posted by on 12:00 in Citoyenneté, Politique locale | Commentaires fermés sur Un petit peu d’humilité.

Un petit peu d’humilité.

Youenn Martin publie ce jour dans Nord Eclair un édito qui m’a surpris. Les nouveaux élus roubaisiens, ou certains d’entre eux,  auraient chopé le melon. Ils toiseraient la presse et se moqueraient des propositions de service de l’ancienne majorité. Guillaume Delbar avait proposé à la presse, dès les premiers jours de son mandat, une manière « apaisée » de gérer les relations entre nous. Cette majorité, le nouveau maire l’a promis, recherche aussi une gouvernance apaisée et ne rejettera aucune bonne idée au prétexte qu’elle viendrait de l’opposition. Nous avons tous, à ma connaissance, cherché les compétences et les connaissances où qu’elles se trouvent. A titre d’exemple, j’ai sollicité, et je continuerai à le faire, l’aide de l’opposition, ou d’anciens élus de l’ancienne majorité, ou de membres de listes concurrentes aux dernières élections, sur nombre de dossiers qui me tiennent à cœur : Barbieux, l’Entre-deux-parcs, la propreté… Nous avons tous à cœur d’avancer, et d’avancer vite. Malgré cela, le rythme d’une communauté de la taille et de la complexité de Roubaix n’est pas celui de la presse quotidienne. Le presse a la tâche difficile de proposer à ses lecteurs, tous les jours, de nouvelles informations. Les élus ont la tâche, tout aussi difficile, de remplir, sur une période de 6 ans, le contrat passé avec les électeurs. Parfois, les moments forts de ces deux tâches coïncident. Parfois, la différence entre les durées des cycles est trop grande pour qu’ils entrent en phase. A titre personnel, lorsque j’ai été sollicité par la presse, et que j’étais en mesure d’apporter des réponses, je l’ai fait. Lorsque les questions abordaient des sujets sur lesquels je n’avais pas de réponse, ou pas de réponse suffisamment précise, je l’ai dit. Je ne pense pas être unique en cela, j’ai l’impression que c’est une manière de faire assez partagée. Mes collègues et moi sommes élus. Nos réponses à la presse nous engagent. Ce que nous disons, nous sommes en devoir de le faire. Il me parait légitime, dès lors, de mesurer ce que nous disons. Personne d’entre nous, j’en suis persuadé, ne dénie à la presse le droit d’écrire sur les sujets qu’elle souhaite. Mais nous entendons tous conserver le droit de choisir les sujets sur lesquels nous nous engageons. A contrario, ne pensons pas non plus que rien ne se passe dès lors que la presse n’en parle pas. Les centaines de pages de délibérations de chaque conseil municipal ne sont que la partie émergée des milliers d’heures de travail et de pages rédigées en amont. Que la presse choisisse de commenter quelques-unes de ces pages est bien entendu son droit (et, reconnaissons-le, un sacré soulagement ; personne ne veut payer 30 euros un journal quotidien de 2 kilos…), mais ces pages ne reflètent pas nécessairement les priorités ou le travail actuel des élus. Alors, de l’humilité, oui, il en faut, et nous en avons. Peut-être est-elle inégalement répartie entre nous, mais ce n’est pas propre aux...

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Un adjoint, ça fait quoi?

Posted by on 12:46 in Cadre de vie, Politique locale | Commentaires fermés sur Un adjoint, ça fait quoi?

Un adjoint, ça fait quoi?

  On me demande souvent, depuis quelques semaines, ce que fait, concrètement, un adjoint au maire. Pour répondre à cette interrogation légitime, j’ai décidé de rapporter une journée assez typique, celle du jeudi 24 avril.   7h30. Je quitte mon domicile pour aller faire un tour à  la Potennerie. On m’a interpellé, la veille au soir, sur un grand nombre de dépôts sauvages de déchets dans le quartier. Arrivé sur place, effectivement, la situation est critique. De nombreux coins de rues sont jonchés de sacs poubelles, meubles, déchets divers. Je prends des photos de 5 dépôts, et envoie les détails aux services de la propreté urbaine.   8h. Je passe en mairie pour signer du courrier : arrêtés de limitation de vitesse pour des travaux, interdiction de stationner le long du parcours du Tour de France en juillet, quelques factures, quelques bons de commande, des réponses au courrier de Roubaisiens.   9h. Au siège de Lille Métropole pour les formalités administratives en tant que nouvel élu communautaire : dossier administratif, carte d’entrée et de cantine (il parait qu’on dit restaurant, mais bon…) Je passe 45 minutes dans le bâtiment et suis vaguement mal à l’aise devant le niveau non pas de luxe, n’exagérons pas, mais de confort qui s’étale devant moi. Sans cracher dans la soupe, il doit être possible de trouver des économies de fonctionnement. Cela renforce en tout cas ma volonté, conformément aux engagements pris pendant la campagne municipale, de voter contre toute augmentation de la fiscalité communautaire…   11h. J’assiste aux obsèques d’un agent de la Propreté Urbaine. Je ne le connaissais pas, il était en congé maladie depuis longtemps, mais il me parait important de signifier le soutien et respect de la mairie à sa famille et ses collègues. La mairie de Roubaix, avant d’être un budget, des procédures, des bâtiments, c’est d’abord des hommes et des femmes qui travaillent ensemble pour servir les roubaisiens. C’est le message que je rappelle aux agents de la Propreté Urbaine que je vais saluer à l’issue de la cérémonie. Après une heure de discussion très ouverte, ils remontent dans leur camion, et j’enfourche mon scooter.   13h. Au travail. Direction Halluin et mon usine. Eh oui, élu, c’est du boulot, mais ce n’est  pas un métier 🙂   Je reçois un message du service Propreté Urbaine. Les dépôts signalés ce matin ont été enlevés, et 3 PV ont été  dressés. A 73€ pour un sac et plus de 300€ pour quelques mètres cubes, voilà 3 individus qui réfléchiront à 2 fois avant de déverser de nouveau leurs déchets sur le trottoir.   16h. Je fais un point téléphonique sur les premières mesures opérationnelles qui seront en place rapidement : réorganisation du service pour  permettre de doubler, voire tripler, le nombre de PV dressés, installation de nouvelles corbeilles à papier, options disponibles pour augmenter rapidement le nombre d’agents de nettoiement, utilisation de caméras mobiles. Il reste quelques arbitrages à faire, et décisions à prendre, mais je suis content de la vitesse à laquelle les services ont travaillé sur ces sujets.   17h. Rendez-vous avec 2 habitants, à la Potennerie de nouveau. Nous passons une heure à faire le tour du quartier pour identifier les sites de dépôts récurrents. Un des sites nettoyés le matin est de nouveau occupé par deux sacs. J’en ouvre...

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Une semaine un peu folle

Posted by on 5:12 in Politique locale | Commentaires fermés sur Une semaine un peu folle

La semaine qui vient de s’écouler a été un peu folle. Entre tourbillons d’activité et moments étrangement calmes, petit récit de ma semaine… Dimanche 30. Deuxième tour des élections. On ne m’attend pas au bureau 280, celui du Carihem, avant 12h30. J’en profite pour dormir un peu, me disant que quel que soit le résultat, je ne dormirai pas beaucoup la nuit suivante. Puis je vais voter, pour moi, puis par procuration dans un autre bureau. Deux bureaux qui devraient normalement nous être favorables. Il y a du monde. Beaucoup de monde. Cela contraste avec le bureau 280, que je rejoins ensuite. Là, les assesseurs ont le temps de discuter entre chaque votant… L’ambiance est détendue, mais vers 16 heures on se prend à commencer à regarder sa montre. Un peu de stress apparaît. On a hâte d’être 3 heures plus tard. Guillaume Delbar passe dans le bureau vers 17h30. Après son départ, un des assesseurs lance « c’est lui qui va gagner ». Je suis trop stressé pour répondre, mais j’espère que sa boule de cristal fonctionne. 18h. On ferme et on dépouille. Au premier tour, nous étions arrivés 4èmes avec 9% des voix. Je sais qu’on ne peut pas se permettre ce type de résultat ce soir. Le porte-à-porte a-t-il payé ? A-t-on sonné à suffisamment de portes ? A-t-on serré suffisamment de mains ? Vers 19h les comptes sont faits : nous sommes 3èmes, mais avec seulement 27 voix de retard sur P Dubois, 1er. Je rentre au local de campagne, modérément optimiste. Quand j’arrive au local, il est déjà plein comme un œuf. Il se passe quelque chose. Un à un, les résultats des bureaux tombent. Ils sont bons. L’effet psychologique de notre arrivée en tête au premier tour semble avoir joué. Nous voulons croire que la semaine passée en porte-à-porte, aussi. On n’est pas en tête partout, loin de là, mais on n’est à la rue nulle part, et avant 20h, on sait que c’est bon. On l’a fait. Il manque encore des bureaux, mais l’écart est trop grand. Entre le premier et le second tour, nous qu’on disait ne pas avoir de réserves de voix, en avons gagné plus de 3000. Le reste de la soirée est un patchwork d’émotions, de visages aperçus quelques secondes, d’embrassades. Et puis la fierté, aussi. De ce que nous avons fait, de la campagne que nous avons menée, mais surtout de mes coéquipiers, qui ont adhéré au projet, qui y ont mis toutes leurs forces, tout leur enthousiasme. Mesdames et messieurs, chapeau.   Lundi 31 Petit à petit, nous arrivons au local de campagne. On range, on débarrasse, on ramène les meubles à leurs propriétaires, on décolle les affiches, on évacue quelques sacs poubelle vers la déchetterie. Et puis ce vide. Rien à coller. Pas de secteurs de tractage à se distribuer. Pas de page Facebook à mettre à jour. Il fait beau. Les terrasses sont de sortie, alors on y va et on refait le match. Nos anciens adversaires, futurs conseillers d’opposition, y sont aussi. On ne se mélange pas, les blessures sont trop fraiches et la déception trop récente, et notre joie trop exubérante, mais on se salue, on se respecte. C’est déjà ça. A 12h30, déjeuner des conseillers communautaires UDI. On se congratule, on parle stratégie pour LMCU. On tord le...

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Douane de Reckem : pourquoi j’irai voir les travaux

Posted by on 11:03 in Citoyenneté, Intégration, Politique locale, Politique nationale | Commentaires fermés sur Douane de Reckem : pourquoi j’irai voir les travaux

Douane de Reckem : pourquoi j’irai voir les travaux

La presse locale s’en fait largement l’écho, le poste-frontière de Reckem est en train d’être démantelé. La signification pratique pour les plusieurs milliers d’automobilistes invités à emprunter une déviation pendant les travaux, est, pour moi, largement éclipsée par l’aspect symbolique. J’ai grandi à quelques encablures de la Belgique et du Luxembourg. Un de mes plus anciens souvenirs de vacances chez ma grand’mère maternelle est d’embarquer dans la 2CV grise puis, plus tard, dans la Golf rouge de mon oncle pour aller faire le plein en Belgique. Déjà à l’époque, à la fin des années 1970, la guérite du douanier, au détour de la petite route de campagne, aux confins du bois de Musson (ou était-ce celui de Gueville ?) était abandonnée. Dans ma mémoire, c’est une petite guitoune en bois, aux bandes de peinture rouge et blanche écaillée, en train de perdre sa bataille contre les herbes folles. C’était un voyage magique. Il n’était pas long, quelques kilomètres, mais c’était l’aventure. On changeait de pays. On franchissait une frontière, furtivement. On passait par les petites routes, pour ne pas avoir à s’arrêter aux postes de douane encore en service. C’était avant Schengen… Je mentirais si je disais que ce sont ces escapades qui ont forgé ma conscience européenne. Mais je mentirais aussi si je prétendais qu’elle y sont étrangères. Quand on a grandi à Metz, quand on vit à Roubaix, on sait le tribut que nos villes et nos régions ont payé à une Europe divisée. Je me souviens de mon voisin du 5è, M. Hoffmann, et de ses deux guerres mondiales. Une pour l’Allemagne, une pour la France. Cette année, nous commémorerons les 100 ans de l’occupation de Roubaix, cauchemar raconté de manière si poignante par Van der Meersch. Alors que notre pays, notre continent même, est traversé par une fièvre égoïste, alors que le repli sur soi est une valeur en hausse, alors que notre population, traumatisée par la crise, a les nerfs à fleur de peau et considère désormais son voisin comme un concurrent, alors que des politiciens racornis, rabougris, frileux, apeurés, veulent nous faire croire que l’enfer c’est vraiment les autres, n’oublions pas notre histoire. Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre, disait Churchill. Ce week-end, j’emmènerai mes enfants à Reckem, pour regarder les travaux. Parce que je suis fier d’être citoyen d’un pays où on détruit des postes frontières. Parce que je suis fier d’être membre d’un parti qui, pour reprendre l’expression de son président, n’a peur ni des Allemands, ni des Arabes, ni des...

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Ravalement de la Mairie : étude de cas

Posted by on 10:19 in Cadre de vie, Emploi / économie, Politique locale | Commentaires fermés sur Ravalement de la Mairie : étude de cas

Ravalement de la Mairie : étude de cas

Dans quelques années, les étudiants du DU Acheteur Public ou de la Licence Professionnelle Gestion des Achats de l’IUT de Roubaix étudieront certainement, comme étude de cas, le marché de ravalement de la façade de l’hôtel de ville de Roubaix . L’article paru dans Nord Eclair constitue un excellent support à cette étude.   1. « Alors que le contrat de départ avait estimé le marché à 1,05 million d’euros, l’entreprise a conclu que sa prestation « réelle » devait être estimée autour de 1,6 million. » Il est courant, pour un marché complexe, de ne pas connaître précisément au début des travaux leur montant total. On peut légitimement estimer que la dépose des ardoises de la toiture de la mairie ou l’échafaudage de la façade ont révélé des travaux supplémentaires indispensables qui n’étaient pas visibles auparavant. Mais il existe une procédure très codifiée pour intégrer ces travaux additionnels au contrat. Ils doivent faire l’objet d’un avenant, décrivant avec précision les modifications ou ajouts au contrat, les délais supplémentaires si nécessaire, ainsi que le prix des nouvelles prestations. Ces avenants sont évidemment négociés et signés par les deux parties avant le début des travaux visés. Il est donc impossible, dans un contrat bien géré, de parvenir en fin de contrat avec une « différence d’opinion » portant sur 50% de la valeur initiale du contrat.   2. «  En janvier, on s’est donc rendu compte qu’on avait déjà payé autour de 1,1 million, donc on avait payé plus que ce qu’on devait  » Sur un chantier d’une telle importance, il est courant de ne pas attendre la livraison totale des travaux avant d’effectuer le paiement, mais d’effectuer des paiements partiels tout au long du chantier. Cependant ces paiements doivent nécessairement correspondre à un échéancier défini au contrat et faisant l’objet de livraisons partielles dont les montants sont définis. Il est impensable de se « rendre compte » fortuitement qu’on a payé plus que ce qui était dû.   3. « la mairie avait dû se fendre d’un courrier au maître d’œuvre, à l’époque, pour rappeler les «  obligations de confidentialité  » qui lui incombait. » Quand un maître d’œuvre chargé de l’évaluation des appels d’offres en vue de la passation d’un marché public fait fuiter des informations confidentielles pour avantager un prestataire, on ne lui envoie pas un courrier pour lui rappeler ses obligations. On résilie son contrat pour faute et on porte plainte pour favoritisme et détournement de fonds publics. Toute autre action ouvre grand les vannes aux soupçons de complicité de la mairie, et il est évident que par souci d’exemplarité dans la gestion des fonds publics, elle doit être intraitable en ce domaine.   4. «  [Dans] un autre chantier réalisé en 2001 par Cazeaux, celui de l’église Saint-Martin, [la mairie] vient de faire jouer la garantie et s’est porté créancière de Cazeaux, dans le cadre de la liquidation, à hauteur de 3,4 millions d’euros » Il parait étrange de confier un chantier d’importance à une entreprise dont le chantier précédent se solde par une créance, ou un différend, de 3,4 millions d’euros. Clairement ces faits devraient poser question quant à la compétence de l’entreprise, et donc la disqualifier de tout appel d’offre futur. En outre aucun texte législatif ne permet d’exercer une garantie 13 ans après les travaux. Il serait intéressant de vérifier si cette éventualité est couverte dans le contrat signé à l’époque....

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Cazeaux : pourquoi ce silence de la Mairie?

Posted by on 3:19 in Cadre de vie, Emploi / économie, Politique locale, Sport et culture | Commentaires fermés sur Cazeaux : pourquoi ce silence de la Mairie?

Cazeaux : pourquoi ce silence de la Mairie?

Les difficultés de certaines entreprises sont plus médiatisées que d’autres. Elles reçoivent alors, aussi, plus d’attention des élus. Ou est-ce l’inverse ? Toujours est-il que le cas de la redoute est exemplaire en ce domaine, tant il a focalisé, à raison, l’attention des élus locaux comme des médias. D’autres entreprises, elles, souffrent sans bruit ou presque, et sans mobilisation d’élus pour les sauver. Certaines,  aussi, disparaissent, comme Cazeaux, de la Chapelle d’Armentières. Pourquoi mentionner cette entreprise sur ce blog roubaisien ? Tous simplement parce que Cazeaux est l’entreprise quoi a procédé au ravalement de la façade de l’hôtel de ville de Roubaix, lui rendant d’après la ville sa « façade lumineuse qui a retrouvé la splendeur de sa jeunesse ». Cette petite entreprise, au chiffre d’affaires de 4 à 5 millions d’euros suivant les années, avait décroché ce chantier de 3,5 millions d’euros et 20 mois de travaux en 2011, pour une livraison en juillet 2013. Un beau contrat, un gros risque aussi tant un contrat représentant une telle part du chiffre d’affaires place  de contraintes sur la trésorerie d’une entreprise. Evidemment on se doute que la ville, en acteur économique responsable, avait pris ses précautions à la fois pour se protéger d’une défaillance et pour assurer un flux de trésorerie à l’entreprise. J’ai donc été très surpris d’apprendre, la semaine dernière, que la mise en redressement judiciaire de l’entreprise était intervenue au mois d’août. Comment cela était-il possible, alors qu’elle venait de livrer ce projet magnifique ? J’étais encore plus surpris de lire, dans le même article de la Voix du Nord, que l’entreprise avait finalement été liquidée, et avec elle les emplois de ses 25 salariés, début décembre. On invoque, dans cet article, le non-paiement par la ville de Roubaix d’une partie de la facture, qui aurait précipité cette liquidation. Je ne connais pas le fond de cette histoire, seulement ce qu’en a rapporté la Voix du Nord. Mais le silence strident de la Ville sur cette affaire, alors qu’elle est directement mise en cause par l’entreprise, me gêne beaucoup. Il serait souhaitable que le Maire apporte sa contribution sous peine de valider l’idée émise par l’entreprise qu’il possède une responsabilité dans le licenciement des 25 employés de...

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Alliance UDI / MoDem : les vraies questions…

Posted by on 2:52 in Politique locale, Politique nationale | Commentaires fermés sur Alliance UDI / MoDem : les vraies questions…

Alliance UDI / MoDem : les vraies questions…

Alors que Jean-Louis Borloo et François Bayrou présenteront dans quelques heures la charte scellant l’alliance entre l’UDI et le MoDem, Nord Eclair pose la question du positionnement du Centre à Roubaix pour l’élection municipale de mars 2014. Cette élection est une élection locale. Quelle que soit la stratégie imaginée par les instances parisiennes des deux partis, les seules questions qui ont une importance au niveau local sont les suivantes :   1. Le MoDem roubaisien considère-t-il que la politique menée à Roubaix par la majorité sortante est la bonne, qu’elle place Roubaix sur une dynamique ascendante, et contribue à redonner un avenir à notre ville ? Pour sa part, l’UDI considère sans ambiguïté que la situation de Roubaix est préoccupante, que notre ville est engagée dans un processus de déclin, et qu’elle a besoin d’une alternative. C’est pourquoi à l’heure actuelle notre hypothèse de travail est une participation à la liste de vaste rassemblement menée par Guillaume Delbar, avec qui nous développons un projet commun.   2. Le MoDem considère-t-il important que le Centre soit audible au sein du conseil municipal et, si oui, est-il raisonnable de croire qu’il le serait avec 3 ou 4 élus dans une majorité socialiste, alors qu’il a été incapable d’imposer sa voix dans la majorité sortante bien que représentant un tiers des élus ? L’UDI croit qu’il est nécessaire que la voix du Centre soit audible afin de porter ses valeurs d’humanisme, de solidarité, d’écoute, et d’écologie. Le Centre n’est soluble ni dans le socialisme, ni dans le conservatisme et à ce titre je sais que les militants et futurs élus de l’UDI seront attachés à faire vivre un groupe centriste fort et indépendant au conseil municipal de Roubaix.   A Roubaix, le rassemblement du Centre ne doit dépendre que de ces deux questions, à l’exclusion de toute consigne parisienne ou accord d’état-major. Ce sont les questions que j’ai posées au MoDem. Quelles que soient les réponses données, nous les respecterons. Si le MoDem désire participer au projet socialiste, nous respecterons cette décision, même si notre analyse est différente. S’il décide de rejoindre l’alternative que nous souhaitons construire, nous l’accueillerons avec...

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