Cazeaux : pourquoi ce silence de la Mairie?

Les difficultés de certaines entreprises sont plus médiatisées que d’autres. Elles reçoivent alors, aussi, plus d’attention des élus. Ou est-ce l’inverse ? Toujours est-il que le cas de la redoute est exemplaire en ce domaine, tant il a focalisé, à raison, l’attention des élus locaux comme des médias.

D’autres entreprises, elles, souffrent sans bruit ou presque, et sans mobilisation d’élus pour les sauver. Certaines,  aussi, disparaissent, comme Cazeaux, de la Chapelle d’Armentières.

Pourquoi mentionner cette entreprise sur ce blog roubaisien ? Tous simplement parce que Cazeaux est l’entreprise quoi a procédé au ravalement de la façade de l’hôtel de ville de Roubaix, lui rendant d’après la ville sa « façade lumineuse qui a retrouvé la splendeur de sa jeunesse ».

Cette petite entreprise, au chiffre d’affaires de 4 à 5 millions d’euros suivant les années, avait décroché ce chantier de 3,5 millions d’euros et 20 mois de travaux en 2011, pour une livraison en juillet 2013. Un beau contrat, un gros risque aussi tant un contrat représentant une telle part du chiffre d’affaires place  de contraintes sur la trésorerie d’une entreprise. Evidemment on se doute que la ville, en acteur économique responsable, avait pris ses précautions à la fois pour se protéger d’une défaillance et pour assurer un flux de trésorerie à l’entreprise.

J’ai donc été très surpris d’apprendre, la semaine dernière, que la mise en redressement judiciaire de l’entreprise était intervenue au mois d’août. Comment cela était-il possible, alors qu’elle venait de livrer ce projet magnifique ?

J’étais encore plus surpris de lire, dans le même article de la Voix du Nord, que l’entreprise avait finalement été liquidée, et avec elle les emplois de ses 25 salariés, début décembre. On invoque, dans cet article, le non-paiement par la ville de Roubaix d’une partie de la facture, qui aurait précipité cette liquidation.

Je ne connais pas le fond de cette histoire, seulement ce qu’en a rapporté la Voix du Nord. Mais le silence strident de la Ville sur cette affaire, alors qu’elle est directement mise en cause par l’entreprise, me gêne beaucoup. Il serait souhaitable que le Maire apporte sa contribution sous peine de valider l’idée émise par l’entreprise qu’il possède une responsabilité dans le licenciement des 25 employés de Cazeaux…