Expulsion de Léonarda : que retirer de cette tragédie?

Le pays s’émeut depuis 24 heures de l’arrestation d’une collégienne Rom pendant une sortie scolaire, en vue de son expulsion du territoire français avec sa famille. Personne ne peut rester insensible à cette tragédie humaine, dont l’enfant en question, Léonarda, n’est en outre aucunement responsable. Personne ne peut, non plus, contester l’application de la loi. Si les préfets disposent d’une faculté de discernement, qu’ils en usent, afin que les conditions d’expulsion ne soient pas inutilement humiliantes ou dégradantes. Si la loi est mal faite, et c’est au Parlement d’en juger, il faut la changer.

J’avais décidé, dans mon billet de blog du 3 juin, de ne plus m’exprimer sur le sujet des Roms, estimant que  l’hystérie ambiante rendait tout débat impossible. Je reviens sur cette décision parce que j’avais aussi écrit :

« L’intégration, en particulier, ne peut se faire qu’à travers un plan à l’échelle de LMCU, portant sur un nombre limité d’individus, qui ont montré leur réel désir de s’intégrer en s’assurant de l’assiduité de leurs enfants à l’école. Pour ces familles, oui, un plan doit être formulé. »

 

L’épisode actuel me conforte dans l’idée que, à LMCU comme ailleurs en France, il est impératif que les familles dont les enfants sont scolarisés fassent l’objet d’un réel soutien. Et si cela nécessite de changer la loi, changeons-la. Le fait que des citoyens étrangers choisissent d’élever et d’éduquer leurs enfants en France est une chance et une fierté pour notre pays, et non une menace.