le Centre au révélateur du Doubs

L’élection législative partielle de la 4e circonscription du Doubs, dont le deuxième tour se tiendra demain, a acquis un retentissement national suite à l’élimination du candidat UMP et la qualification des candidats FN et PS. L’attention a été focalisée en début de semaine sur les consignes de vote données par l’UMP, qui se traduisent finalement par un refus de choisir entre les deux candidats.

Ce scenario nous intéresse, nous Nord-pas-de-Calais-Picardistes, car il est raisonnable de penser qu’il pourrait se reproduire lors des élections régionales qui se tiendront à la fin de l’année. Le PS est un sortant mal en point, alors que le FN sort renforcé des dernières échéances.

Or il se trouve que le candidat de l’UMP, Xavier Bertrand, est membre du bureau de l’UMP et est l’un des supporters du « ni-ni ».

Je comprends le point de vue qui consiste a dire « aucun de ces candidats ne représente mes valeurs, donc je n’ai pas à faire de choix ». Je comprends, aussi, l’argument que les électeurs ne sont pas du bétail, qu’ils sont doués de libre-arbitre, qu’ils sont peu réceptifs aux consignes de vote et que chacun, en conscience, fera son choix.

Mais un des candidats dans le Doubs est le candidat de la haine, de l’exclusion, de la démagogie et du repli sur soi.

En tant que centriste, je ne peux envisager qu’aucune des voix de ma famille politique se porte sur ce candidat. Jean-Christophe Lagarde a été très clair à ce sujet, et je l’en remercie.

Cela nous pose donc, à nous centristes, un réel problème. Monsieur Bertrand souhaite conduire une liste de la droite et du centre aux prochaines élections régionales. Mais son refus de s’opposer clairement à l’extrême-droite le disqualifie, pour moi, d’entrée. Si la politique n’est pas une question de sièges, de postes et de mandats mais bien une question d’idées, si l’UDI veut montrer qu’il n’est pas le serviteur servile de l’UMP, si le centre veut être conquérant, il devra affirmer haut et fort qu’il ne peut pas être représenté par quelqu’un qui refuse de différencier le FN et le PS. Jean-Louis, réveille-toi, ils sont devenus fous !