Propreté urbaine : un point d’étape

J’ai eu l’occasion, mardi dernier, de faire un point sur la propreté de la ville avec 180 acteurs économiques réunis en mairie de Roubaix. Il me parait utile de partager le bilan et les perspectives dressés à cette occasion.

La ville est-elle propre? Assurément non, et il serait ridicule de prétendre le contraire. Sommes-nous en train de mettre en place les éléments qui nous permettront de remplir nos promesses? Oui, 100 fois oui. L’équipe municipale s’est engagée sur un principe simple : pas d’inégalité entre les quartiers face a la propreté, et un nettoyage régulier de toutes les rues, dans tous les quartiers.

Évidemment, ce n’est pas le cas actuellement. Au désinvestissement chronique (dépenses de propreté urbaine de 4,3M€ en 2010, 4,1M€ en 2011, 3,9M€ en 2012 et 2013) s’ajoutent des difficultés ponctuelles.
Le nettoiement des trottoirs est effectué par ICEO, une association d’insertion, titulaire d’un marché d’insertion courant jusque fin décembre 2014. J’ai décidé au mois de juin de ne pas renouveler ce marché après 2014, pour deux raisons :
– la saleté de la ville est telle qu’elle justifie une remise a plat complète de l’organisation, des missions, et des moyens de la direction de la propreté urbaine. Il faut des solutions nouvelles, et reconduire le même contrat avec ICEO n’aurait eu aucun sens ;
– les résultats d’ICEO en matière d’insertion sont insuffisants. Après plusieurs années, plusieurs centaines de contrats d’insertion, et plusieurs millions d’euros d’argent public investis, personne ne peut se satisfaire d’un nombre de sorties a l’emploi qui se compte sur les doigts d’une main.

La non reconduction du contrat d’ICEO a pour effet une diminution forte des effectifs présents sur le terrain. Les effectifs théoriques d’après le contrat auraient du être 180. En réalité, entre janvier et juin, le nombre réel était autour de 100. Depuis le début du mois de septembre, ce sont seulement 50 à 60 agents qui sont présents, avec des conséquences sur la propreté visibles par tous.

Bien entendu, nous nous engageons activement pour trouver des solutions :

1. A partir de lundi, nous expérimenterons une organisation en « coordination », où les personnels d’ICEO et les moyens techniques de la ville (laveuses, balayeuses, …) seront concentrés sur un quartier pendant une journée afin de nettoyer ce quartier de fond en comble, avant de passer au quartier suivant le lendemain;
2. Une commande a été passée à Esterra pour, dès la semaine prochaine, effectuer deux tournées de ramassage des dépôts sauvages par semaine au lieu d’une seule actuellement;
3. A partir de la fin de la semaine, le ramassage des corbeilles à papier dans les rues sera effectué par une autre association d’insertion;
4. La campagne de ramassage des feuilles d’arbres, programmée comme tous les ans du 15 octobre au 15 janvier, sera confiée à un prestataire extérieur.

A ces mesures tactiques et ponctuelles s’ajoute, comme je l’ai mentionné,la réflexion sur l’organisation opérationnelle de la propreté urbaine. Cette réflexion aboutira, dès la deuxième semaine d’octobre, sur une nouvelle proposition d’organisation, qui sera ensuite discutée avec les services de la ville pour mise en place dès que possible. En parallèle, par le biais du processus budgétaire qui s’est déjà engagé pour 2015, je m’assurerai que la baisse des crédits qui se poursuit depuis 2010 soit stoppée, et qu’au contraire, un effort budgétaire conséquent soit fait.

Encore une fois, notre objectif est simple : retrouver une ville propre, en assurant un nettoyage régulier de touts les rues, dans tous les quartiers.