Roubaix : Vivement novembre…

On apprenait ce week-end que le maire de Roubaix a pris un arrêté forçant les cafetiers de l’Epeule à fermer leurs terrasses à 20h30 l’été.

Un petit café?

Un petit café?

Trois choses sont choquantes dans cette décision. Pour commencer, l’arrêté n’aurait rien à voir avec le ramadan. Sauf que les rues concernées ne sont pas celles, pour reprendre les propos d’un habitant, « où il y a le moins de personnes qui suivent le jeûne ». Et la pirouette de la maire de quartier laissant entendre, en creux, que quand le ramadan sera en hiver, les cafetiers pourront ouvrir leurs terrasses, prête à sourire.

Ensuite, la juxtaposition des sujets est symptomatique de la navigation à vue de l’équipe actuelle. Pas de cap, pas de travail commun, pas de projet partagé. Un jour la presse relaie la décision de fermer les terrasses des cafés, le lendemain l’adjoint au commerce se lamente des difficultés du commerce roubaisien. En septembre, s’étonnera-t-il aussi que les 10.000 étudiants de la ville désertent Roubaix le soir et préfèrent sortir à Lille ?

Enfin, le manque de concertation, encore et toujours. D’après la mairie, la concertation a eu lieu. D’après les cafetiers, la réunion était une réunion d’information sur une décision déjà prise. Pourtant, pour une municipalité qui se dit attachée au « vivre ensemble » , les exemples de bonne pratique dans la gestion des relations entre commerçants et riverains sont légion. Paris bien sûr, mais aussi Toulouse, Reims, Angers, Le Havre pour ne citer qu’elles ont toutes mis en place, après une réelle concertation, des chartes de la vie nocturne qui lient la ville, l’Etat, les commerçants et, le cas échéant, les établissements d’enseignement supérieur. Il y aurait là matière à inspiration, non?